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Immobilier : légère baisse des charges de copropriété en 2025

Publié le 15/04/2026

En 2025, les charges de copropriété enregistrent un léger recul malgré un contexte économique encore marqué par l’inflation. Elles atteignent en moyenne 1 488 euros par lot, contre 1 500 euros l’année précédente. Cette analyse repose sur un large panel de plus de 51 000 copropriétés, représentant environ 1,5 million de lots en France.

Une baisse globale qui cache des disparités

Si la tendance nationale affiche une diminution moyenne de 0,8 %, la réalité est plus nuancée selon les postes de dépenses. Certaines charges continuent en effet de progresser de manière significative.

Les dépenses liées aux fournitures et aux petits travaux connaissent une hausse notable de 10,7 %, tandis que les coûts d’entretien augmentent plus modérément de 1,6 %. Cette évolution s’explique notamment par la hausse des prix des matériaux, l’augmentation du coût de la main-d’œuvre et le vieillissement du parc immobilier, qui nécessite des interventions plus fréquentes.

Du côté des assurances, la progression est également marquée, avec une hausse de 9,9 %. Celle-ci est liée à la multiplication des sinistres, à l’intensification des risques climatiques ainsi qu’au renchérissement des réparations. À cela s’ajoute l’augmentation de la surprime liée aux catastrophes naturelles, passée de 12 % à 20 % au début de l’année 2025.

Des économies sur les consommations d’énergie

À l’inverse, certaines dépenses reculent sensiblement, en particulier celles liées à l’énergie. Les coûts de l’électricité diminuent de 6,8 %, tandis que les dépenses en eau (froide et chaude) enregistrent une baisse globale de 8,7 %.

Ces diminutions s’expliquent par un apaisement progressif des prix de l’énergie sur les marchés, mais aussi par des actions concrètes mises en place dans les copropriétés. Parmi elles : la renégociation des contrats fournisseurs, l’installation d’outils de suivi des consommations, la sensibilisation des occupants aux écogestes, ou encore des travaux de rénovation énergétique et l’individualisation des compteurs.

Il est également à noter que les charges énergétiques dépendent souvent de contrats conclus un à deux ans auparavant, ce qui crée un décalage entre l’évolution des prix du marché et leur impact réel sur les factures.

Des écarts importants selon les régions

Les montants des charges de copropriété varient fortement d’une région à l’autre. Ils oscillent entre 1 010 euros par lot en Bretagne et 2 041 euros en Île-de-France, qui demeure la région la plus coûteuse avec des niveaux supérieurs de 37 % à la moyenne nationale.

À Paris, les charges atteignent 2 251 euros par lot, affichant une légère baisse de 0,2 %. Ces niveaux élevés s’expliquent notamment par la densité du parc immobilier, la taille des immeubles et la présence fréquente d’équipements collectifs.

Certaines régions présentent des évolutions contrastées : la Normandie enregistre une hausse de 4,2 %, tandis que la Nouvelle-Aquitaine affiche une baisse de 2,6 %.

Enfin, les régions de l’Ouest et du Sud-Ouest restent les plus abordables, avec des charges généralement inférieures à 1 100 euros par lot. Le Centre-Val de Loire et le Grand Est se situent dans la moyenne nationale, alors que l’Auvergne-Rhône-Alpes et la Provence-Alpes-Côte d’Azur affichent des niveaux légèrement inférieurs.

 
 
 
 

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